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dimanche 27 novembre 2011

Les rêveurs de Mars


Des scientifiques, des chercheurs, des géologues ou encore des biologistes ont tous un projet commun : aller sur Mars, sur son désert extrême. Tous partagent ce même espoir, le rêvent et l’imaginent au quotidien. Ils en oublient même la peur, et embarqueraient immédiatement s’ils le pouvaient. Le documentaire nous immisce dans ce projet de vie. Tour à tour les rêveurs de Mars nous font partager leur passion pour cette terre encore inconnue.

Différents arguments motivent les uns et les autres : Fuir cette planète qu’on est en train de détruire et construire une nouvelle civilisation, découvrir une vie sur Mars, nous responsabiliser face à notre place dans l’Univers, nous pousser à agir de façon consciencieuse et digne, ou tout simplement réaliser un rêve d’enfant. 

Mais pourquoi Mars ? Elle est liée à notre planète, et ce lien se renforce avec le temps. Certains endroits de la Terre, comme le désert Moldave vont en effet accentuer leur ressemblance avec la planète rouge. Entre rêve et projet réalisable, images de Mars et de la Terre, le documentaire rend ce lien d’une évidence envoûtante. 

Avec le réchauffement climatique, notre planète s’assèche. Etudier Mars revient donc à étudier la survie dans des conditions de sécheresses climatiques extrêmes. Il ne faut cependant pas oublier que cette dernière n’est pas adaptée au corps humain. Ses problèmes atmosphériques, de radiations et de température rendent la vie inadaptée à notre espèce.

Plus qu’un modèle d’étude pour sauver la Terre, Mars apparaît donc comme une planète utopique, une deuxième chance en cas de menace sur la survie de l’humanité.
Patricia

Projection Dimanche 27 Novembre, 20h (soirée de clôture du RISC)

vendredi 25 novembre 2011

Un vendredi soir à RISC

Ce vendredi 25 novembre, RISC s’embarque dans le thème « Chercher, conserver ». Quatre films aux antipodes les uns des autres avec pour pilier commun la science « scientifique », celle des équations, celle de la physique, celle qui ne nous parle pas a priori. Marquées par ces projections inhabituelles, nous en sommes venues à la question : « Si tu étais sur une île déserte, lequel  de ces quatre films tu emporterais avec toi ? »

« Moi, ça serait celui sur Les Fouilleurs. J’ai été surprise de constater les vies qui perdurent sous nos pieds. Les archéologues consacrent un temps illimité à reconstituer des objets ou des corps ensevelis, ils en donnent un sens afin de s’imaginer comment les villes étaient auparavant. C’est magique de penser les rues différemment, les maisons construites sur un autre plan et même des décors ancestraux.  Lorsqu’on se promène en plein air ou au sein de nos habitations, on a du mal à concevoir des siècles de vies enfouis sous les fondations. Ce film est un rappel du passé, un documentaire qui relate une belle recherche pour toujours se souvenir. »  Manuela

« Moi, j’emporte Le chant des particules. Sur une ballade visuelle au coeur d’un accélérateur de particules, une voix rauque et tranquille nous raconte le monde par le prisme de la physique. Entre deux portes métalliques, on nous emmène  pour une ballade électronique au milieu de tuyaux à n’en plus finir. J’emporte ce film parce qu’il ne raconte rien. Il montre juste un univers fascinant, immense, dans lequel on se prend à rêver, à digresser. Un film lent, dans lequel on se noie comme au milieu des millions d’équations étranges que ces scientifiques manipulent. » Julie

Projection le vendredi 25 Novembre, 17h.

La Java Bleue



La Java Bleue est un documentaire poignant sur le quotidien de personnes âgées vivant avec la maladie d’Alzheimer. Tourné à la maison de retraite Jardins de la Crau de Miramas, le court-métrage nous immerge dans leurs vies et leurs souvenirs, bouleversés par la maladie.

Tour à tour on entre dans l’intimité de personnes qui racontent leurs craintes, leurs tourments, leurs regrets.… Se réveiller avec une douleur aux seins comme si un enfant venait de les téter, regretter ses parents disparus, s’interroger sur le futur de ses enfants… Elles ont besoin de parler, de partager. Les aides soignantes sont entre autres, là pour ça. Elles les aident au quotidien, leurs vies en dépendent.

Dès lors que l’on avance dans le film, on comprend que ces personnes oublient ou elles sont, qu’elles sont perdues, que leurs discours ne sont pas toujours cohérents. Elles croient encore avoir leurs parents, ou travailler à la cantine. L’une d’elle ne se sépare jamais d’un nourrisson rose, comme pour se rattacher à sa jeunesse. Cependant aujourd’hui elles sont dans un hôpital, elles ont vieillies, leur maladie les déroute et leur vole leur vécu. Elles ne savent plus réellement qui elles sont aujourd’hui. Un documentaire bouleversant d’humanité. 
Patricia

Projection Vendredi 25 Novembre, 20h

mercredi 23 novembre 2011

« Keep Going »


Wayne Mc Gregor, 41 ans, figure parmi les chorégraphes les plus reconnus et les plus singuliers de sa génération. 

Né en 1970 dans le Manchester, il monte la Wayne Mc Gregor Random Dance Compagny à l’âge de 22 ans. Depuis, cette créature au crâne rasé et à la silhouette longiligne, multiplie les collaborations et les supports artistiques créant des ponts entre une multitude de domaines unis par un même objectif : Décomposer et comprendre l’origine du mouvement. 
 
L’œuvre du chorégraphe ne représente pas moins d’une quarantaine de spectacles réalisés majoritairement pour sa compagnie mais également en collaboration avec les prestigieux Royal Ballet de Londres, l’opéra de Paris – avec lequel il réalise Anatomie de la sensation, un hommage au peintre irlandais Francis Bacon – le New York city ballet ou encore le Stuttgart ballet. 

Issu des années 90 marquées par le développement de la musique électronique, il tisse une toile entre danse et technologie. Cette dualité est omniprésente dans son univers chorégraphique et l’ensemble de sa mise en scène : Décors, costumes, couleurs, ou enfin, noms des créations : Jacob's Membrane, Sulphur 16, Digit01, PreSentient, ou encore Alpha.
Le lien entre science et danse caractérise le travail de Wayne McGregor. Guidé par un esprit de chercheur acharné, il trouve dans l’étude de l’anatomie, la neurologie, la cardiologie des clés pour comprendre l’essence du mouvement. 
Il se passionne pour le corps en tant que matière, un corps individuel dans sa singularité, ses capacités, ses limites : "Je suis pour la fluidité, j’ambitionne de danser en oubliant les arêtes, les os, les saillies. J’aimerais que le public m’imagine sans os."
Le documentaire « Going somewhere » réalisé en 2011 par Catherine Maximoff, présente plusieurs aspects du travail qu’il accomplit avec sa compagnie.
Dans les extraits d’Entity, on perçoit dans les séances de répétitions ou de spectacles, la sensation qu’il cherche à obtenir : « Pas d’éléments rythmiques, juste de la souplesse, pas de lenteur juste de la fluidité ». 
Les mouvements, tels des ondes, sont marqués par cette fluidité : il n’existe pas de discontinuité gestuelle, pas de point dans la phrase chorégraphique.
S’entremêlant sensuellement ou se répondant par une gestuelle expressive, les corps semblent prendre leur indépendance, ils peuvent être entraînés dans une rapidité extrême ou au contraire une lenteur hypnotique sans jamais perdre cette souplesse.
 
En collaboration avec une équipe d’informaticiens, il élabore des techniques informatiques en 3 D visant à traduire les gestes en mots afin de créer des phrases chorégraphiques virtuelles.
Filmé et interviewé lui-même, il explique qu’il ne connaît jamais le résultat final d’une création mais qu’il se laisse porter par ce que lui inspire chaque danseur. A travers les notions d’intelligence kinésique et de proprioception, il développe l’idée un langage et d’une pensée du corps et le mouvement en serait la phrase.
Lors de la résidence de la Random Compagny dans un lycée de l’est de l’Angleterre, les danseurs transmettent et expérimentent cette pensée avec les élèves. Ces derniers dessinent des lettres avec leur corps ou tentent d’imaginer comment traduire un mot en geste.
« Il n’y a pas de corps abstrait, tout corps a un sens ». C’est ce sens, cette direction, cette volonté d’aller quelque part qui crée la nécessité du mouvement.
Les 80 minutes du film font du spectateur un témoin mais aussi un chercheur. On se sent impliqués au cœur du mystère que Wayne Mc Gregor tente de percer à travers sa réflexion créative. Peut-être ainsi saisit-on par bribes où se trouve ce « somewhere » où nous emmènent ces corps ? 
Aesa

WAYNE McGREGOR – GOING SOMEWHERE, de Catherine MAXIMOFF
France, 2011, documentaire, 80', prod. Les films du présent
Projection aujourd'hui 23 Novembre, 16h30, en présence de la réalisatrice. 

mardi 22 novembre 2011

Correspondance(s) de Hervé Nisic

Un œil de mouche en kaléidoscope, une tour de Babel dans l’oreille et un baiser de Klimt sur la hanche... Quand le corps est souvent rendu à sa fonctionnalité, Hervé Nisic nous dévoile avec ses séries de Correspondance(s) un corps disséqué, détourné, où chaque cellule peut constituer la plus formidable des œuvres d’art. 

« Violence des tourments humains que révèle l’art, violence du vivant que révèle la science », glisse la voix de Jean-Claude Ameisen, en comparant un kyste à un autoportrait de Bacon. Entre douceur et noirceur, fascination et terreur, le réalisateur glisse du corps fonctionnel au corps artistique par de petites danses poétiques. Une petite leçon de philosophie corporelle : le corps mis en doute pour exister différemment. 
Julie

Quelques épisodes à voir sur universcience.tv
Projections / Mardi 22 Nov. à 20h ; Mercredi 23 Nov. à 16h30 ; Jeudi 24 Nov. à 20h30 ; Vendredi 25 Nov. à 20h00; Dimanche 27 Nov. à 14h. Hervé Nisic sera présent lors de la projection du 22 Nov., 20h.